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  • : Nous sommes des passionnés de cultures Afro-Latino-Caribéennes et mourront d'envie de partager celles-ci par tous types de biais. De l'Argentine à la Nouvelle Orléans la culture créole s'est faite connaître surtout par la musique et la danse qui ont envahit les quatres coins du monde de par leur chaleur et leur exotisme ennivrant. Mais saviez vous que ce n'est que la partie visible de l' iceberg?
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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 18:26

La JAD Dance Academy vous propose sa 1ère offre de Parrainage

 

 

 

 

 

1 Elève Parrainé = 2 heures de cours supplémentaires offerts

1 Couple Parrainé = 1 Mois de cours supplémentaire offert

 


 

 

Conditions du Parrainage

 

1- Le parrain doit déjà être inscrit au minimum pour 1 Mois à l'école

2- Le filleul devra s'inscrire au minimum pour 1 Mois à l'école

3- Le parrainage ne sera validé qu'à l'inscription du filleul

 

 

 

 

 

 

Pour les élèves inscrits en couple, l'offre concerne les deux membres du couple.

 

Cette offre concerne évidement les cours de Cubaine et PortoCubaine

Par JAD Evènement - Publié dans : JAD Dance Academy
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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 18:04

6ème CONGRES INTERNATIONAL DE SALSA CUBAINE
CHÂTEAU DE BODELWYDDAN, PAYS DE GALLES
25 au 28 NOVEMBRE 2011

 


 

Spécialement pour les Danseurs à la recherche d'un des plus excitants et spécialisés congrèsde Salsa Cubaine, la parfaite occasion pour vivre un weekend de pure folie dans le cadre magique d'un Château médiéval au Pays de Galles.

Une trentaine d'artistes, des show, des cours pour tous niveaux, la fête non stop ! Plus de 400 danseurs venus de toute l'Europe et du Royaume Uni,réunis autour d'un plateau d'artistes exceptionnel:

 

 

 

________________________________________________________________________________________________________________________________________

Dominican Power (Italie-Rep.Dom, à l'affiche de Streetdancer 3D 2), Yanet Fuentes Torres (Cuba-UK, Danseuse de Shakira), Nikola (Champion du monde de rueda 2010), Wilmer & Maria (Cuba-Italie), Yessica livesey (Cuba-Italie), Chocolate, Netty de Santiago de Cuba, le team AKO SWAT et bien d'autres... Dj Javier La maquina, DJ Richard Fallon et Dj Flecha (Cuba-Londres, La floridita) !

_________________________________________________________________________________________________________________________________________

 


Cette année JAD Evènement vous propose de vous y rendre en groupe en facilitant votre inscription, votre transport, et vous fait bénéficier d'un tarif préférentiel et biensur de l'ambiance d'un groupe prêt à faire la fête!

 


 

 OFFRE SPECIALE JAD Evènement
(hebergement au Château+petit dej+repas midi & soir+cours+soirées)

1 PERSONNE: 310 euros en all Inclusive (Payable en 2 fois)
en chambre à partager avec une autre personne.

2 PERSONNES: 620 euros en all Inclusive (Payable en 3 fois)
en chambre double ou twin et possibilité de surclassement en chambre de standing

VOLS A PARTIR DE CARCASSONE avec RYANAIR pour moins de 50 euros selon la date
ALLER: Départ VEN 25 NOV - Vol FR 9917 Carcassone 17:15 - Arrivée Liverpool 18:20
RETOUR: Départ LUN 28 NOV - Vol FR 9916 Liverpool 06:55 - Arrivée Carcassone 09:55

+ NAVETTE AEROPORT/CHÂTEAU SPECIAL JAD A/R 40 euros

 

 

 

 

 

 

Contactez nous

 

infos@jadevent.com

0661230274 


 



Par JAD Evènement - Publié dans : Festivals
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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 16:06

En cette veille de jour férié, JAD Evènement vous propose la


fiesta_nacional_web.jpg

 

 

 

Venez Bouger aux rythmes Latino Caribéens servi par les 3 Dj's du moment :

 

DJ Ricardo Da Forza

DJ Mabê

DJ Jomax

 

Nous serons abbreuvés de Salsa Cubaine et Portoricaine, bachata, meringue, zouk, kizomba, reaggeton mais aussi musique africaine et brésilienne....

 

Début des festivités à 21h00 jusqu'a 3h00

 

Entrée 7,00 E avec une consammation !!!

 

 

 

Tout cela se passera à la DYNAMO - 6, rue Amélie   31000 Toulouse

 

Pour tous renseignements complémentaires contactez nous

Par JAD Evènement - Publié dans : Soirées
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Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 22:08

Pour son 1er Evènement à Toulouse JAD vous propose


Le "SALSA CRUISE" Afterwork

 

 

 

salsa_cruise_Web2.jpg

 

 

Venez faire la fête tout en profitant d'une croisière sur le Canal du Midi.
Classé depuis 1996 au Patrimoine Mondial de l'UNESCO, cet ouvrage nous permettra de rallier la Caraïbes par la musique.

Attention les places sont limitées alors n'attendez pas....

INSCRIVEZ VOUS AVANT LE 10 JUIN, LES RÈGLEMENTS SE FERONT AU BATEAU

Musicalement nous serons guidé par DJ Kokiyète de Nîmes et DJ Ricardo Da Forza:

SALSA
& Caribean Mix


Embarquement 19h00
Départ Croisière 20h00
Retour à quai 23h00
Débarquement 00h00

Adresse:

Péniche SAMSARA
42 rue du japon, 1 Boulevard Monplaisir, 31400 Toulouse


Tarifs et Prestations:

Tapas (1 Pers.) 5,00 Euros
Tapas Duo (2 Pers.) 8,00 Euros
Tapas groupe (4 Pers.) 15,00 Euros
Cup (Gobelet) 6,00 Euros (Vous achetez un gobelet vous avez droit à 4 Boissons, les cocktail sont à 1,00 Euro en plus)

PREVENTE

Danse Pass 15,00 Euros (Accès au bateau et à la croisière)
Cruise Pass 25,00 Euros (Accès au bateau + Tapas + Cup)

A L'EMBARCADAIRE

Danse pass 18,00 Euros
Cruise Pass 30,00 Euros

Inscriptions:

infos@jadevent.com
0661230274
FACEBOOK page "JAD Evènement"

Infos:
www.jadevenement.over-blog .com
www.samsara.com

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Jeudi 7 avril 2011 4 07 /04 /Avr /2011 17:46

JAD Evènement ouvre son école de danses latino-Caribéennes, c'est la

 

 

JAD Dance Academy

 

 

 

Elle se situe au Centre Chorégraphique de Toulouse

5, Rue Matabiau

31000 TOULOUSE

 

 

Ouverte depuis le 09 Mai 2011, elle permet de venir s'initier aux danses Latino Caribéennes.

 

Les cours d'initiation de Salsa Porto Cubaine du Lundi soir ont permis à quelques élèves de découvrir le charme des rythmes latino en s' impregnant de la musique et des mélodies endiablées qui font vibrer les dancefloors.

 

 

Programme des cours

 

 

 

 

2011 - 2012

 

Lundi - 20h30 à 21h30 : Salsa PortoCubaine (Débutant)

       21h40 à 22h40 : Salsa PortoCubaine (Intermédiaire)

 

Jeudi - 21h00 à 22h00 : Salsa Cubaine (Débutant)

           22h10 à 23h10 : Salsa Cubaine (Intermédiaire)

 

Vendredi - 20h00 à 21h00 : Gwo Ka (Tous Niveaux)

                21h10 à 22h10 : Multi danse (Initiation)

 

 

Tarifs

 

 

                    Hebdo              Mensuel               Trimestriel

 

1 Danse :       8,00 €                     30,00 €                        85,00 €

(1h00 / Semaine /1 Pers.)

 

                                  15,00 €                    55,00 €                       160,00 €

(1h00 / Semaine / 1 Couple)

 

Multi Danse : 15,00 €                     55,00 €                       160,00 €

(2h00 / semaine / 1 Pers.) 

 

                         28,00 €                    108,00 €                      310,00 €

(2h00 / Semaine / 1 Couple)

 

*Date d'Ouverture le  5/09/2011

 


Pour les abonnements annuels:

 

1 Danse : 3 chèques de 83,00 € (pour 1 Pers.)

3 Chèques de 153 € (pour 1 Couple)


Multi Danse : 3 chèques de 153,00 € (pour une Pers.)

3 Chèques de 300 € (pour un Couple)

 

Chèques encaissés chaque trimestre


 

Le 1er cours découverte étant gratuit, vous pouvez essayer la danse qui vous attire le plus.

 

Les forfaits 2 danses vous permettront de découvrir toutes les danses à votre convenance.

 

Pour plus d'informations, n'hésitez pas à nous joindre aux coordonnées du blog.

 

 

 

Très binetôt une offre parainage vous sera proposée.


Par JAD Evènement - Publié dans : JAD Dance Academy
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Mercredi 26 janvier 2011 3 26 /01 /Jan /2011 13:32

Bonjour à Tous et à Toutes,

 

Toute l'équipe de JAD Evènement tenait à vous souhaiter, en cette fin de mois de Janvier, une très bonne année 2011.

Nous espérons qu'elle a bien commencé et que la suite sera encore plus radieuse.

 

Nous concernant, c'est avec grande satisfaction que nous vous annonçons que les festivités seront au Rendez-Vous. En effet, après une année 2010 qui a démarrée en trombe avec différents évènements comme les apéros-débats, salsaction Haïti, etc..., nous avons passé plus de temps au sein d'autres organisations auxquelles vous avez pu participer.

 

En 2011 JAD Evènement tend à devenir une société d'évènementiel grâce à laquelle la diffusion de la culture latino-caribéenne sera établie sous toute ses formes.

Aussi n'hésitez pas à nous contacter pour tous vos projets personnels et/ ou professionnels.

 

Les évènements à venir :

 

- Fête de Drulhe (12)

- Mini Festival Buzet sur Tarn (81)

 

Et encore beaucoup de choses dans les mois à venir.

 

Concernant les évènements pour particuliers, nous contacter directement par Mail ou Tel (voir en bas de page du blog) afin de mieux connaître vos besoins et attentes.

 

Et encore

 

Bonne et Heureuse 2011 !!!

 

 

L'équipe

 

Alain

Maria Dolores

Aurélie

Fernando

 

 

 

 

Par JAD Evènement
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 23:22
haitidrap
Le Kompa, entre musique et politique


Qu’entend-on par Kompa aujourd’hui ?


Le terme de Kompa (ou compas, konpa) est utilisé de nos jours pour définir un style musical, mais il peut également définir chez certaines personnes l’ensemble de la musique contemporaine haïtienne.
Il est donc impossible de parler de musique Haïtienne sans parler de ce fameux Kompa, aux frontières stylistiques de plus en plus vagues.

A l’origine, le véritable nom est « Kompa Direct » et nous pouvons comparer l’évolution de la signification du terme « Kompa Direct » en Haïti avec celui de « Rock’n’roll » dans nos pays occidentaux.

À savoir que des années cinquante à nos jours, un certain nombre d’artistes se contentent de répéter la formule originelle, d’autres la redéfinissent et enfin certains font littéralement éclater les frontières du style.

Ainsi le « Kompa Direct » devient le « Kompa » et le « Rock’n’roll » devient le « Rock » mais l’essence demeure.

Isnard Douby est l’un des représentants du Kompa, leader et chanteur du System Band ; il fut surtout un membre des renommés Frères Dèjean de Pétion-Ville qu’il quitta en 1980.
images-copie-1.jpg                images 2

Le Kompa, outil de pouvoir ?

Le Kompa a été un moyen d’expression pour des Haïtiens vivant sous le joug dictatorial des Duvalier, il joua sans aucun doute un rôle d’échappatoire, mais d’un autre côté n’est-il pas coupable de non-contestation ?

Il faut comprendre que le régime Duvalier comme tout régime dictatorial ne toléra pas la moindre voix divergente. L’opposition au régime pour un musicien comme pour n’importe quelle autre personne se terminait au mieux par l’exil au pire par la disparition soudaine de la personne. Pour les musiciens de Kompa, il n’était pas trop difficile d’exercer leur métier puisque le dictateur et sa famille étaient de véritables admirateurs du genre, du temps de Nemours Jean-Baptiste, mais aussi par la suite. Son fils Jean-Claude dit « Baby Doc » aura même son propre groupe de Kompa et sa fille Marie-Denise, grande admiratrice, n’hésitera pas à encourager le mouvement.

En fait, il convient de constater que le Kompa constitue pour le pouvoir en place une façade idéale : ses musiciens considèrent unanimement la musique comme se suffisant à elle-même, toute considération politique est donc automatiquement hors sujet. Il s’agit d’une sorte d’autocensure que les musiciens s’imposent probablement pour éviter des représailles, d’autant plus qu’en tant que personnages publics, ils sont très vulnérables.

Leur situation de musiciens leur procure d’autre part une certaine facilité de vie par rapport à la majorité de leurs compatriotes ce qui ne les incite pas naturellement à une quelconque révolte. Ils cultivent une image positive de gaîté qui laisse entendre qu’Haïti est un pays idyllique où il fait bon vivre. Les thèmes abordés sont presque toujours l’amour, la femme et le Kompa

Enfin ce qui est troublant, en dehors de l’absence de contestation dans ce Kompa des années dictatoriales, c’est que tout laisse aussi à penser que les mouvements musicaux hors Kompa ont soigneusement été éloignés de la vie des Haïtiens. Ce qui donne inéluctablement au kompa une image de mouvement musical élu.

Il est impossible de penser, compte tenu de la richesse du folklore musical haïtien, que seul ce courant méritait de se développer. D’autre part, bien que j’aie pu écouter un grand nombre de ces groupes, jamais je n’y ai que peu entendu de thème folklorique, et peu ou pas de référence au passé musical.


Musique et Dictature

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Dans ce climat d’oppression et de violence, la musique semble bien peu de choses, pourtant elle continue forcément d’exister et de signifier, à plus forte raison dans un pays où l’expression artistique est une nécessité, une échappatoire salutaire.

Dans les campagnes, les rythmes vaudou n’ont nullement été affectés par le contexte politique, ils sont en quelque sorte les racines d’un édifice inébranlable que l’extrême pauvreté et l’oppression ne peuvent finalement que renforcer. D’autant plus que la musique vaudou jouée dans les Houmfò pour quelques adeptes n’est pas liée à une quelconque industrie.

En revanche tout le pan de la musique populaire (jouée sur le sol haïtien) dont l’évolution est beaucoup plus rapide que celle du Vaudou ne peut pas faire abstraction des pressions politiques.



Nous espérons vous avoir fait découvrir un peu plus la musique Haïtienne et son rapport ambigüe avec la politique.
Par JAD Evènement - Publié dans : Cultures
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 23:20

Le Bèlè, identité insulaire 

Qu'est-ce que le bèlè ?


Le bèlè (appelé aussi " bel air " suivant la francisation du mot créole) est un genre musical dans lequel un chanteur mène la musique avec une voix qui porte, alors que se développe le dialogue entre les danseurs et le tambouyé (joueur de tambour). Il se structure toujours de la façon suivante : le chanteur (ou la chanteuse) donne la voix, suivi des répondè (répondeurs) ; le ti-bwa donne le rythme, et enfin le tambour fait son entrée, suivi des danseurs et danseuses.

Les répondè doivent toujours donner la bonne phrase, les bonnes intonations, et garder le rythme sous peine de déconcentrer le chanteur, et d’entraîner un déséquilibre dans la musique.

Le ti-bwa est confectionné à partir de deux baguettes, branchettes d’arbres ligneux et durs (goyaviers, tibom, caféier) que l’on taille et fait sécher au soleil. Il est joué par un ti-bwatè (joueur de ti-bwa) sur la partie arrière du tambour bèlè et marque le rythme au son de " tak-pi-tak-pi-tak ". Le bèlè en lui-même est composé de plusieurs musiques : les bèlè de travail : fouyé tè, rédi-bwa, téraj kay, coupé kan-n, mazon-n et gran son les bèlè de divertissement : bèlè, gran bèlè, bélia, kalennda, danmyé et ladja les bèlè pour veillées mortuaires : bénézuel, kanigwé, karésé yo, ting bang les danses " la lin’ klè " : mabèlo, woulé, mango.

Ces musiques se jouent donc à des moments bien précis : elles accompagnent la journée. Aux temps anciens, les champs de cacao et de café étaient assez éloignés les uns des autres et s’étalaient sur de grandes étendues à flanc de montagne. On chantait le gran son en retournant son champ. Les coups de houe étaient rythmés par les kon’ lambi (conques de lambi) et le bouillonnement de la terre raconté par le tambour à timbre. Le grand son était chanté par deux solistes masculins ayant une large étendue de voix. On retournait la terre en allant vers le sommet de la montagne, après quoi, on la sillonnait en descendant la montagne et le mazon-n, chant pour une seule voix accompagnait cette phase du travail avec toujours deux kon’ lambi qui marquaient le coup de houe.

Les chants, outre leur fonction de rythmer le travail, permettaient de raconter l’histoire de l’île, de la communauté, du voisinage, de relater avec ironie les différends entre colons, les déboires d’un camarade ou d’un contremaître…
Après la journée, on dansait le ladja ou le danmyé. Le danmyé permet de se délasser après le labeur ; son rythme est rapide et enjoué. Il invite à danser. C’est aussi une forme douce de la danse interdite de ladja.
Le ladja est une danse de combat accompagnée de tambour, ti-bwa et chant. Il fut interdit par l’Eglise catholique à cause de l’utilisation du tambour (les africains utilisaient le tambour pour communiquer avec leurs divinités). Plus lent que le danmyé, ce qui lui donne un caractère plus grave, il était pratiqué le samedi soir. Seuls les majo (majors en français) dansent le ladja qui s’achève parfois par la mort d’un des combattants. On appelle major un danseur qui fait autorité. Ses seules armes sont son corps, son agilité, son intelligence. Le ladja nécessite une préparation longue et rigoureuse des majors et fait appel à une maîtrise d’éléments paranormaux, surnaturels, que certains qualifient de quimbois, rite équivalent au vaudou haïtien.

Aujourd’hui, trois foyers de bèlè peuvent être retrouvés en Martinique : au nord caraïbe (Basse-Pointe et ses environs), Sainte-Marie, et sud (Anses d’Arlets, Diamant). La Maison du bèlè présente une exposition des Anciens du bèlè de Sainte-Marie, et son travail actuel consiste à se rapprocher d’anciens des autres communes pour les sortir de l’ombre et les mettre aussi à l’honneur.

 

 


 


L'origine du bèlè


La question de l’origine du bèlè répond à une vraie problématique, liée au passé tumultueux de la Martinique.

En effet, diverses civilisations ont peuplé l’île, et elle a donc bénéficié d’apports culturels très divers. Du IIIème au IXème siècle, les Arawaks ont peuplé l’île. Ils furentdécimés vers la fin du IXème siècle par les Caraïbes, qui occupèrent l’île jusqu’au XVIIème siècle, exterminés à leur tour par les Européens. En 1635, les premiers colons s’installaient à la Martinique, et en 1638 débutait la première traite négrière, qui allait durer jusqu’en 1848, date de l’abolition de l’esclavage. Les esclaves étaient issus de différentes régions d’Afrique noire et appartenaient à différents peuples de langue et de tradition différentes. Les ethnies les plus représentées selon les historiens étaient les Aradas, les Congolais, les Sénégalais et les Bambaras. Ces noms désignent les esclaves selon leur provenance géographique, et regroupent plusieurs groupes ethniques différents. Ainsi, les Aradas venaient de la Côte d’Ivoire à la Côte d’Or.

De cette transplantation de la culture noire, de l’influence européenne et des contraintes du système esclavagiste naît une altération des traditions musicales africaines et leur modification donne naissance à de nouvelles expressions musicales. Le bèlè en est une.

Il ne s’agit pas de l’addition de cultures, mais d’un processus transculturel dans lequel il est difficile de déterminer la provenance de chaque élément. La musique bèlè présente des traits musicaux issus de différentes cultures, et transformés pendant des générations. On peut cependant déterminer des influences prédominantes. De l’Afrique, elle a hérité des rythmes et de l’indissociabilité des chants et danses. De même, l’utilisation de la peau du tambour et d’un idiophone percuté sur sa caisse est une formule très répandue sur le continent africain, particulièrement chez les bambaras. On la retrouve aussi à Cuba avec la rumba, à Sainte-Lucie, en Haïti, régions ayant connu aussi un apport important de peuples africains. Au-delà des instruments, les similitudes dans la danse et les rythmes sont frappantes avec la rumba populaire de la Havane et la capoiera du Brésil. L’influence européenne est moins évidente dans la musique par rapport à d’autres répertoires comme la haute-taille. Mais dans la danse, elle semble évidente : le quadrille serait hérité du XVIIIème et se serait imposé comme modèle. Par contre, les figures chorégraphiques, la gestuelle et certains pas qui accompagnent les mouvements des danseurs trouveraient leur origine en Afrique. En dehors de la danse, il est difficile de déterminer les apports européens. La musique est pour l’essentiel basée sur les percussions, et le style des chants avec les répondeurs rappelle les formules africaines. En revanche, la mélodie des chants et la langue créole seraient issues du syncrétisme Europe-Afrique.



JADement Votre

Par JAD Evènement - Publié dans : Cultures
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 22:49

L'origine du Gwo Ka remonte en Guadeloupe au temps de l'esclavage au début du XVIIIème siècle.

gwo ka

Les recherches musicologiques permettent aujourd'hui de trouver les racines du Gwo Ka dans les percussions et dans les chants des pays de la côte ouest du continent africain (Golfe de Guinée, ancien royaume du Congo...).
A partir des musiques et des danses extrêmement riches et diverses de leur pays d'origine, les esclaves ont élaboré un outil de communication, un art nouveau (au même titre que le créole) : le Gwo Ka.


Ce genre musical se caractérise par une typologie africaine :
- forme répétitive,
- l'improvisation,
- les mouvements physiques de danse liés à la musique,
- les réponses entre un soliste et le choeur,
- la syncope sur les temps faibles.

Les influences (mode de vie et genre musical) du "maître" se sont greffées à cette base (phénomène de créolisation), pour donner les sept rythmes ou danses que nous connaissons : le Lewoz, le Mindé, le Kaladja, le Grage, le Roulé, le Granjanbel (ou Kagenbel) et le Toumblak.

Le Lewoz est un rythme guerrier, il rythmait les attaques de plantations, mais aussi une danse incantatrice.

Le Kaladja symbolise la lutte en amour.

Le Kagenbel est une danse de la coupe de la canne.

Le Toumblak, comme le Kaladja, reprend le thème de l'amour, la danse du ventre, la danse de la fertilité, de la terre.

Le Grage accompagne les travaux de production agricole (ex : le grage manioc, le jardin, la cueillette).

Le Roulé est la "valse créole" pour charmer et singer le blanc.

Le Mindé serait le dernier rythme arrivé au pays avec la venue des congos sous contrat après l'abolition. Il symbolise le carnaval, la fête collective.

Il y a six rythmes différents dans le Mindé. A ce jour, nous n'en connaissons que trois (le Mindé même, musique à mass à Kongo et un dérivé du Mass à Saint-Jean).

Ce rythme, au dire de Monsieur Henri Delos, se jouait avec des baguettes.


L'origine du mot Ka ou Gwo Ka demeure très ambigüe.

imagesIl viendrait d'un quart de tonneau qui servait au transport de la viande (quart de salaison), ou serait la forme francisée de goka
nom troqué du tambour N'goka que l'on retrouve dans le haut Dahomey et en Angola : en créole les Ka.

On retrouve le mot Ka et Gwo Ka avec peu de variantes à la Nouvelle Orléans, en Haïti, à Cuba et aux Iles vierges.

Historiquement lié au système de la plantation, le Gwo Ka était une culture, de même que la manifestation Sware Lewoz, exclusivement rurale. La musique Ka s'est adaptée au milieu et était présente dans tousles actes de la vie quotidienne (comme en Afrique) naissance, mort, gîte, révolte, tâches journalières, romances etc...

C'est pourquoi on peut répertorier différents types de chants ou styles gwo ka.

- Les chants du travail
Celà s'appelait Kannida, chant à konwa, chant à labour, introduits pendant la période esclavagiste afin d'accroitre la productivité ("damné la Ri", "saklé té", "chanté la vwa bef", pour silloner un terrain - chanté "siyed long" scieurs de long).

Tous ces chants ont disparus de nos jours, sauf à Marie-Galante où persistent quelques chants.

- Les Lewoz
Moment de rassemblement de la communauté dans un but social, de réflexion, identitaire et économique. Une swaré lewoz était le moment privilégié de communication, d'échange et de détente entre les gens.

A l'origine, le lewoz était organisé par des sociétés secrètes avec une organisation stricte, comme en Afrique de l'ouest, en Haïti ou à Cuba. (En Haïti, cela a donné le vaudou, au Brésil le Coudomblé, à Cuba la santeria et la kumba).

(Typique de la région de Sainte-Rose, Bouillante, Lamentin).

- Le Lewoz au commandement :
Avec un commandeur qui "gérait" les couples de danseurs à la manière du quadrille, système figé, tombé dans l'oubli depuis de longue date.



- Les veillées :
Il n'y a pas d'instrument, mais la musique est rythmée vocalement par des onomatopées appelées boulagel, banjogita, sonora-waka.

Robert Loyson en 1964 a été le premier à avoir chanté des veillées au tambour.

Le rythme unificateur est le "boula noir" ou toumblack. Ce style est présent surtout en Grande terre, dans les Grands Fonds.

- La Bamboula, ou amusement, danse du Dimanche, de fête de commune.

Syle réglementé par les maîtres à l'origine car le gwo ka a subi beaucoup de vicissitudes, de restrictions par crainte d'un langage qu'ils ne maitrisaient pas.

Alors, ils autorisaient les fêtes "gentilles" du dimanche; (c'est probablement ce qui a donné la Biguine ou le quadrille, qui sait?).

De nos jours, il faut souligner l'apport des travaux de Gérard Lokel, au même titre que Guy Konket, Loyson, ou Vélo.

L'esprit d'innovation et d'ouverture qui a tracé de nouvelles voies au gwo ka devrait favoriser le développement de cette musique.

La danse est étroitement liée à la tradition musicale. Musique des tambours et chants pour les danses de léwoz, musiques orchestrées, pour les quadrilles, la mazurka, la valse créole et la biguine. Parmi ces danses, la plus enracinée est celle qui se pratique sur les rythmes du Ka, danses rituelles, de fertilité agraire etc.

Il faut souligner ainsi la naissance de la "brisquante", favorisée par des musiciens comme Vélo.
Par JAD Evènement - Publié dans : Cultures
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 22:46


Cette danse est une véritable explosion multiculturelle dans laquelle s’éclate des rythmes chauds et des musiques latines. On y retrouve un mélange épicé d’alternance cubaine, africaine, portoricaine, de jazz, de rock le tout relevé de chants espagnols.

Certains racontent que c’est pour cette raison qu’on l’a baptisée sous le nom de Salsa Aussi curieux que cela puisse vous sembler, la Salsa a vu le jour dans les communautés hispaniques de New York dans les années 70. Elle reste donc une musique toute jeune. La Salsa a plusieurs visages. Elle peut se danser dans un genre classique, romantique ou parfois même prendre un style tout à fait acrobatique.

Sa technique peut s’apprendre aussi bien en couple qu’en solitaire et sa magie se retrouve dans la complicité des contacts sensuels et dans la chimie envoûtante des rôles et des mouvements.


La danse salsa :

Il s'agit d'une danse, bien sûr, et d'une musique, riche de toutes les sonorités et de tous les rythmes des Caraïbes. Le couple de salseros exécute généralement une multitude de figures et de pas. Cependant, lors de solos, les danseurs peuvent se séparer pour démontrer leur savoir-faire en matière de jeux de pieds. La salsa portoricaine se caractérise par ses figures qui respectent des déplacements linéaires, alors que la salsa cubaine compte plusieurs déplacements circulaires. Apprendre à salser représente un défi en raison des pas compliqués et des pauses que l'on doit respecter.

La salsa, une culture :

La salsa représente aussi une culture. Dans les pièces de salsa, la violence, la vie et la mort, l'amour, le sexe ou la politique se croisent selon le tempérament des auteurs et des interprètes. On trouve dans la salsa l'esprit de la fête comme la nostalgie des exclus ou des opprimés. Elle est aussi l'expression d'un certain machisme dans sa manière de définir l'amour et de représenter la femme. Chaque pays de la zone des Caraïbes s'attribue tour à tour la paternité de la salsa, particulièrement Cuba et Porto Rico. En réalité, la salsa popularisée aujourd'hui est née à Spanish Harlem, le quartier hispanophone de New York, vers la fin des années 1960. Elle est le fruit d'une longue maturation des musiques afro-caraïbes, principalement afro-cubaine, et un mélange de nombreuses influences.

Les origines lointaines de la salsa :

Les Espagnols arrivèrent sur l'île de Cuba au début du XVIe siècle. Ceux qui s'y installent établissent des plantations de canne à sucre. Ils emploient, pour le travail, des Indiens Taïnos réduits en esclavage. L'Église finit par s'opposer à la mise en esclavage des Indiens et les Espagnols optent alors pour la solution africaine. Des milliers de Noirs, provenant surtout du Golfe de Guinée, deviendront esclaves. C'est ainsi qu'à Cuba, les vivaces traditions africaines, seul bagage emporté par les esclaves, côtoient les traditions arrivées d'Espagne : ces deux cultures vont se mélanger, se malaxer, s'amalgamer l'une à l'autre pendant des dizaines d'années.

colons français, fuyant Haïti en révolution anti-esclavagiste, arrivent à Cuba accompagnés de leurs propres esclaves vers la fin du XVIIIe siècle et apportent leur contribution culturelle.« Quand les maîtres ne leur permettent pas de danser dans l'habitation, [les esclaves] feront trois ou quatre lieues après qu'ils auront quitté leur travail de la sucrerie le samedi à minuit pour se trouver quelque lieu où ils savent qu'il y a une danse », écrivait le Révérend Père Labat au XVIIe siècle.

Cuba, le son, la naissance de la salsa :

Dans le creuset culturel qu'est alors Cuba, de nouvelles musiques se développent à partir de ces influences. Mentionnons le danzòn, le son, la guaracha, la rumba et le bolero. Un genre musical, le son, finit par dominer la culture musicale au début du XIXe siècle, non seulement à Cuba, mais dans la plupart des pays des Caraïbes, notamment à Porto Rico. La majorité des chansons salsa produites plus tard à Cuba sont construites sur le modèle du son.

Les influences portoricaines :

En plus d'importer et d'adopter les musiques cubaines, les Portoricains, dont la culture musicale est également riche, développent leurs propres genres musicaux, le seis, la bomba et la plena. Comme les Portoricains commencent à émigrer vers New York à partir des années 1920, leur musique devient autant un produit new-yorkais que portoricain.

L'influence du mambo :

L'invention du mambo, vers 1940, influence aussi la future salsa. Il s'agit d'une fusion des rythmes afro-cubains avec le swing et le jazz. Sa création est attribuée au Cubain Pérez Prado, qui a passé la majorité de sa vie à l'extérieur de l'île, au Mexique et ailleurs, subissant et prodiguant lui-même de multiples influences…Le mambo atteint son apogée à New York, dans les années 1950. Certains groupes combinent le mambo avec le son et la guaracha, alors que d'autres incorporent au mambo des arrangements de jazz instrumental, pendant que Pérez Prado travaille surtout à Mexico et que les groupes de mambo développent leurs styles propres. Les Cubains à leur tour commencent à émigrer massivement vers les États-Unis. La musique cubaine commence une nouvelle vie à l'extérieur de son île et la table est mise pour l'explosion de la salsa des années 1960.


La salsa à New York :

La salsa proprement dite naît à New York, à la fin des années 1960, inventée par les musiciens des barrios, quartiers pauvres latinos. Elle grandit ensuite dans les milieux cubains new-yorkais et s'y épanouit dès le milieu des années 1970, où la vie nocturne de la diaspora latine est très intense. Comme nous l'avons vu, plusieurs vagues musicales lui avaient ouvert la route : le son cubain des années 1950, le retour à la charanga, le mambo teinté de soul. D'autres influences se mélangent aux variantes afro-cubaines, notamment, le boogaloo, la bomba et la plena des Portoricains, le merengue des Dominicains et la cumbia des Colombiens. Enfin, la vogue des orchestres tipico contribue elle aussi à l'expansion de la salsa. La présence du piano, de la basse, des cuivres et de nombreux instruments de percussion est typique de la musique salsa. De plus, la clave, instrument composé de deux morceaux de bois qui, entrechoqués, marquent le rythme, se retrouve dans toutes les salsa. Cette alliance donne à la salsa son caractère flamboyant et jazzé. Durant les années 1980, toute l'Amérique hispanophone adopte la salsa, et plusieurs pays y apportent leur contribution : Cuba et Porto Rico, évidemment, mais aussi la Colombie, le Venezuela et Panama. La salsa connaît ensuite un essor prodigieux et elle est maintenant connue, jouée et dansée dans le monde entier.
Par JAD Evènement - Publié dans : Cultures
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